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Score Business Impact : comment il est calculé ?

Le Business Impact répond à une seule question : sur quoi agir en premier ?

J
Écrit par Julien Chil Hagopian

Trier vos thèmes par nombre de verbatims revient à prioriser ce dont on parle le plus, pas ce qui coûte le plus. Le Business Impact combine plusieurs signaux de ressenti et de volume pour donner à chaque thème une note de 0 à 10 : plus la note est haute, plus le thème est prioritaire.

Étape 1 — Chaque signal est noté sur 100

Cinq signaux peuvent alimenter le score. Chacun est ramené sur une échelle unique où 0 = aucun enjeu et 100 = priorité maximale.

Signal

Comment il est noté

Volume

Part des verbatims du thème sur le total de la période

Sentiment

((100 − sentiment) / 100)^1,7 × 100

NPS

% détracteurs × 100 + % passifs × 30

CES

(CES moyen / 10) × 100

Notes

((10 − note moyenne) / 10) × 100

Tous les signaux sont orientés dans le même sens : un score élevé signale toujours un problème, jamais une réussite.

Comment sont traités les promoteurs, passifs et détracteurs

Le signal NPS ne compte que ce qui pose problème :

  • un détracteur compte pour 100 ;

  • un passif compte pour 30, soit environ 3,3 fois moins qu'un détracteur ;

  • un promoteur ne compte pas.

Les passifs ne sont donc pas ignorés, mais ils pèsent nettement moins qu'un détracteur.

Pourquoi une courbe sur le sentiment

L'exposant 1,7 appliqué au sentiment n'est pas neutre : il fait qu'un thème très mal vécu pèse beaucoup plus lourd qu'un thème simplement tiède. Deux thèmes moyennement négatifs ne remontent pas au niveau d'un thème franchement critique.


Étape 2 — Chaque signal est pondéré

Les signaux n'ont pas le même poids. Voici les poids de base :

Signal

Poids de base

Sentiment

45

NPS

35

CES

30

Notes

30

Volume

25

Trois règles s'appliquent :

  1. Seuls les signaux réellement présents sur le thème sont comptés. Si une enquête ne collecte pas de CES, le signal CES n'entre pas dans le calcul — il n'est pas remplacé par une valeur neutre.

  2. Les poids des signaux retenus sont remis à l'échelle pour totaliser 100 %. Les signaux absents ne « diluent » donc pas le score : leur poids est redistribué sur les autres.

  3. Le volume est toujours inclus.

Ces poids sont fixes. Ils ne varient pas selon le nombre de réponses, la taille de l'enquête ou le thème analysé.


Étape 3 — Le tout est ramené sur 10

Business Impact = ( Σ score du signal × son poids ) ÷ 10

C'est la moyenne pondérée des scores, divisée par 10.

Le résultat est un chiffre comparable d'un thème à l'autre, d'une entité à l'autre et d'une enquête à l'autre : un thème à 7,8 passe avant un thème à 4,2, même si le second remonte plus souvent dans les verbatims.

Le score se recalcule à chaque nouveau feedback. Un thème sans aucun feedback sur la période n'a pas de score.


Exemple chiffré

Prenons le thème « Délais de livraison » sur une enquête de satisfaction après rendez-vous : 60 verbatims sur les 400 de la période, un sentiment moyen de 35/100, et une répartition NPS de 45 % de détracteurs / 25 % de passifs.

Cette enquête ne collecte ni CES ni notes. Seuls trois signaux sont donc disponibles, et leurs poids (25 + 45 + 35 = 105) sont ramenés à 100 %.

Signal

Donnée observée

Score /100

Poids

Contribution

Volume

60 verbatims sur 400

15,0

23,8 %

3,6

Sentiment

35 / 100 en moyenne

48,1

42,9 %

20,6

NPS

45 % détracteurs, 25 % passifs

52,5

33,3 %

17,5

Total

CES et notes : non collectés

100 %

41,7

41,7 ÷ 10 = 4,2 / 10

Le même thème sur une enquête différente

C'est la structure de l'enquête qui détermine la combinaison des poids. Sur une enquête qui contient un tableau de satisfaction, le signal « Notes » revient dans le calcul, et la combinaison devient :

Signal

Poids retenu

Volume

25 %

Sentiment

45 %

Notes

30 %

Ici les trois poids totalisent déjà 100 (25 + 45 + 30), il n'y a donc aucune remise à l'échelle.

Conséquence pratique : un même thème peut avoir un Business Impact différent selon l'enquête, non pas parce que le ressenti diffère, mais parce que les signaux disponibles ne sont pas les mêmes. C'est pour cette raison qu'il vaut mieux comparer les thèmes entre eux au sein d'une même enquête avant de comparer d'une enquête à l'autre.


À retenir

  • Les poids sont fixes. La plateforme ne « favorise » pas le NPS quand le volume est faible : le volume entre dans le calcul comme un score (sa part des verbatims), pas comme un indice de confiance statistique.

  • Il n'y a pas de seuil minimum de verbatims. Un thème peu volumineux mais très mal noté peut donc ressortir haut dans le classement. Pensez à lire le score en regard du volume affiché sur le thème.

  • Un thème sans feedback n'a pas de score — il n'est pas noté 0.

  • Le score est recalculé automatiquement à chaque nouveau feedback, et se lit à tous les niveaux de segmentation disponibles sur vos données (entité, équipe, type de parcours…).

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